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	<title>Comments on: Sidi hayoune le grand saint</title>
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	<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 12:54:49 +0000</pubDate>
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		<title>by: lady4</title>
		<link>http://zip.blogsome.com/2006/05/06/sidi-hayoune-le-grand-saint/#comment-518</link>
		<pubDate>Sun, 07 May 2006 13:20:29 +0100</pubDate>
		<guid>http://zip.blogsome.com/2006/05/06/sidi-hayoune-le-grand-saint/#comment-518</guid>
					<description>Du temps où notre société vivait traditionnellement au sens plein du terme, les appellations sages, saints et cheikhs se confondaient sous le prétexte que toutes ces fonctions pouvaient être cumulées par un homme. On peut citer le cas d’un instituteur francophone du 19e siècle qui fut à la fois maître d’école coloniale à classe unique, imam de village, sage qu’on consultait souvent pour des litiges entre familles ou entre frères prêts à l’affrontement pour des questions liées à l’héritage.

A la différence des saints, vivants ou morts, pour qui on vouait une vénération exagérée et à qui on donnait sans compter, le cheikh ne se faisait pas payer, et n’acceptait aucun don ou obole venant de qui que ce fût. Les maîtres d’écoles coraniques ont dirigé des prières, fait des discours religieux, donné des Fatiha à l’occasion d’événements heureux ou malheureux, servi de guides spirituels et de juges habiles, pleinement mérité l’appellation de cheikhs ; ils ne se sont pas occupés seulement de l’enseignement du Coran. Ils étaient pourtant de conditions de vie précaire. N’ayant jamais bénéficié d’un salaire décent, le maître d’école coranique a toujours été pris en charge par la population pour laquelle il s’est dévoué. Aussi, la tradition a voulu que chacun l’invite à venir manger et à lui donner une sadaqa en fonction de ses moyens.
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		<content:encoded><![CDATA[	<p>Du temps où notre société vivait traditionnellement au sens plein du terme, les appellations sages, saints et cheikhs se confondaient sous le prétexte que toutes ces fonctions pouvaient être cumulées par un homme. On peut citer le cas d’un instituteur francophone du 19e siècle qui fut à la fois maître d’école coloniale à classe unique, imam de village, sage qu’on consultait souvent pour des litiges entre familles ou entre frères prêts à l’affrontement pour des questions liées à l’héritage.</p>
	<p>A la différence des saints, vivants ou morts, pour qui on vouait une vénération exagérée et à qui on donnait sans compter, le cheikh ne se faisait pas payer, et n’acceptait aucun don ou obole venant de qui que ce fût. Les maîtres d’écoles coraniques ont dirigé des prières, fait des discours religieux, donné des Fatiha à l’occasion d’événements heureux ou malheureux, servi de guides spirituels et de juges habiles, pleinement mérité l’appellation de cheikhs ; ils ne se sont pas occupés seulement de l’enseignement du Coran. Ils étaient pourtant de conditions de vie précaire. N’ayant jamais bénéficié d’un salaire décent, le maître d’école coranique a toujours été pris en charge par la population pour laquelle il s’est dévoué. Aussi, la tradition a voulu que chacun l’invite à venir manger et à lui donner une sadaqa en fonction de ses moyens.
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